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De Steve Jobs aux Monty Python ou comment je me suis passionnée pour les créateurs de culture

Mis à jour : mai 5



Quand j’étais gamine et qu’on m’offrait des cadeaux à Noël, je jouais avec les cartons d’emballage et réécrivais les modes d'emploi.

A l’adolescence, je gâchais tous mes rendez-vous amoureux. Lorsqu’un garçon m’invitait au cinéma, je passais le film à analyser à voix haute la mise en scène et le jeu des acteurs. Plus tard, je suis devenue réalisatrice de documentaire. Le temps d’un film. L’histoire d’une troupe de théâtre. Très vite j’ai revendu ma caméra pour sauter sur scène avec les comédiens.

Et puis il y a 9 ans, j’ai atterri dans les entreprises comme facilitatrice en créativité. Un métier qui ne disait rien à personne, mais qui était hyper tendance. Surtout en soirée. De là je pouvais enfin décortiquer à loisir les ressorts de l’imagination. Et comprendre comment Walt Disney avait fidélisé les meilleurs talents du dessin animé alors qu’il avait été à ce point exécrable.

La R&D (Rêverie & Détournement) est devenue mon terrain de jeu préféré. Explorer les coulisses de la création pour en démêler les ficelles une à une. Trier mes découvertes, les ranger, les étiqueter « Secret #1 », « Secret #2 », et ainsi de suite jusqu’à ce que mon comptable me somme de retourner travailler.

Alors je repartais animer des séminaires sur les méthodes tendance de mon métier tendance, du Creative Problem Solving au Design Thinking en passant par la stratégie Walt Disney. J'aimais mon job chaque jour davantage et grâce à des collaborateurs et clients engagés, ma pratique professionnelle enrichissait mes réflexions.

Heureusement cependant que j’avais appris à vivre avec moins que le SMIC. Et que des collègues inspirés sont venus plus d’une fois me tirer de mes rêveries pour m’embarquer avec eux en mission. Des collègues super affutés qui avaient tous 15 ans d’expérience.

Alors j'ai commencé à me demander ce que je faisais 15 ans auparavant. Je passais un BAC audiovisuel. J’engrangeais des heures et des heures d’histoires en tous genres. De péripéties rocambolesques. De résolution de problèmes épiques.

Je connaissais sur le bout des yeux le plan d’action de Citizen Kane, le pilotage de projet selon Indiana Jones et comment passer un Entretien avec un vampire. J’avais minutieusement étudié les astuces de la Nouvelle vague pour faire évoluer notre représentation de la réalité. Astuces qui ont permis ensuite à des dizaines de réalisateurs chinois très en colère, de contourner la censure de leur pays, pour dire enfin qu’ils n’en pensaient pas moins.

Bref, j’avais développé une expertise sans m’en rendre compte. Et franchement vu le prix de mes études ça aurait été dommage de ne pas en faire un truc utile. J’en devais une à mes parents qui avaient accepté que je passe 9 ans de ma vie dans des salles obscures.

La quête de création

Alors j’ai apporté les récits épiques en séminaire. Ceux de héros velus et de créateurs reconnus. Pour accompagner les équipes au-delà des idées en quantité, vers des actions courageuses.

Ensemble on a arrêté de résoudre des problèmes pour s’aventurer dans des quêtes. Je les ai embarqué en voyage, dans les coulisses des Beatles et des Monty Python, pour dézinguer d’étranges croyances telles que «pour innover il faut s’inspirer de tout et butiner le plus possible ».

En passant j’ai viré le mot innovation de mon vocabulaire, à grands coups de pieds dans notre héritage industriel. Je n’ai jamais compris pourquoi la Créativité – avoir des idées originales et pertinentes - ne menait pas tout simplement à la Création – mettre en œuvre ces idées.

Et je sens bien à quel point il est délicat de manier ce mot à l’origine de tout : Création. Mais c'est aussi parce qu'il est à l'origine de tout qu'il devrait être accessible à tous. Pourquoi chacun ne pourrait-il pas passer de Créatif à Créateur ? N’en déplaise à Dieu.

Au fil des ans, les génies, les artistes, les innovateurs, les entrepreneurs sont devenus pour moi les parties d’une seule grande famille, celle des Créateurs. Au-delà des domaines dans lesquels ils œuvrent.

Les Créateurs de culture Steve Jobs, Frida Kahlo, les Beatles, Carl Gustave Jung. Toutes celles et ceux que nous avons érigé en modèle possèdent des caractéristiques communes. Ils sont intuitifs, visionnaires, exigeants. Ils s’obstinent à réaliser leurs rêves.

Ils inventent des technologies, des musiques, des styles vestimentaires, des concepts, des tableaux, des techniques. Ils s’engagent dans une voie et renversent les codes de leur discipline.

Plus que tout, ils ont un impact considérable sur leur époque. Ils font évoluer nos représentations du monde et nos modes de vie. Ils sont des Créateurs de culture.

Et à bien y regarder, ces personnalités hors du commun n’ont pas toujours eu plus de chance, plus de don, ni plus de moyens que n’importe qui d’autre.

Alors qu’est-ce qui nous empêchent, nous autres pauvres mortels, de devenir ces Créateurs de culture ? Rapprocher leurs secrets de nos quotidiens est devenu mon obsession. Guider les professionnels à travers leur quête de création, ma passion.

A force d’expéditions en R&D, j’ai créé ma propre approche, L’Epopée des créateurs®. Pour celles et ceux qui veulent mettre leurs projets au service d’un changement épique de société.

Qui veulent dépasser les tendances.

Pour entrer en résilience.

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